MADAME MUSIQUE

vous êtes dans ma salle de classe et dans ma bibliothèque. Dans chaque catégorie, vous trouverez un sommaire de tous les articles: contenu des cours, documents, productions des élèves, musiques à écouter, liens musicaux, images à imprimer (albums photos).

29-04-07

Baburam Sapurè (comptine indienne traditionelle)

sapera     baburam_sapur_

Seul le refrain est chanté en choeur (soliste+voix d'hommes) les couplets sont chantés par une voix soliste de femme, doublée par le violon, rejointe de façon aléatoire par la flûte, le tout accompagné par les percussions (tablas, ghattam, etc). la mélodie est construite sur le mode de Sol en si (si - do# - re# - mi -  fa# - sol# - la -si)

Baburam sapurè - Kotha jaas bapurè - Ayè baba dekhé dja - Duto saap rekhé dja - Djé saper chokh neï - Sing neï nokh neï - Chotè na ki hante na - Kauke djè katèna  - Korè nako fonsse fansse - Marè nako dunsse dansse - Naï kono utpat - Khaè sudhu dud bhat - Seï saap djanto - Gota duï anto - Terè mere danda - Korè di thanda

Baburam, viens ici et montre-moi ta corbeille de serpents. Donne m'en deux apprivoisés, qui n'ont plus de venin, qui ne piquent pas, qui ne s'échappent pas et qui mangent du riz et boivent du lait!

lien sur la caste des Sapura (charmeurs de serpents) du Rajasthan (nord de l'Inde)

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28-04-07

Bansh Boner Kachè (comptine indienne traditionnelle)

inde

bansh_boner_kach_

(étudiée en 6ème cette année) un petit lien sur la chanteuse Kakoli      écouter un extrait de la chanson

Bansh boner kachè - Bhurosiali natchè - Tar goupe fora ti paka - Tar mathe kanak chanpa -

Le vieux renard danse - Il danse près des ruisseaux de bambou - Sa moustache est blanche et sur sa tête est posée une fleur parfumée.

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lexique musical: S comme Symphonie

SYMPHONIE: La Symphonie est une Sonate pour orchestre. D'abord identique à "l'ouverture française" et à l'ancienne "Sinfonia" italienne (simples préludes ou interludes instrumentaux) elle doit son évolution à l'institution du concert public, seul cadre possible pour l'agrandissement des formes purement instrumentales. Lorsque cette formule apparut en Angleterre (Banister, 1673), en Allemagne (Collegia Musica de Telemann,1709 ), et en France (Concerts spirituels de Philidor, 1725), on était habitué à entendre la grande musique vocale et instrumentale à l'église ou au théâtre, la "musique de chambre" étant réservée à l'usage domestique. Entre 1730 et 1750 apparaissent les premières Symphonies de coupe classique.

L'origine lointaine de la Symphonie remonte au XVe siècle dans la chanson instrumentale ou Canzona per sonar (Obrecht, Isaak, Josquin), issue elle-même du Motet et de la Chanson Polyphonique, dont on confiait parfois l'exécution à des instruments. Leur caractère jusqu'à la fin du XVIe siècle, était cependant celui de la musique vocale. On devra au génie de Gabrieli les premières compositions instrumentales véritablement "symphoniques": ses deux recueils de "Sacrae Symphoniae" (1597 et 1615) contiennent des chefs d'oeuvre. En 1629, Schütz publie à Venise son premier recueil de "Symphoniae Sacrae".

Jusqu'au début du XVIIIe siècle, le terme "Sinfonia" sera utilisé dans l'opéra, la cantate d'église, l'Oratorio, pour désigner les Préludes et Interludes instrumentaux. Et lorsque Vitali, Bassani et Corelli auront établi la forme de la Sonata da Chiesa en 3 ou 4 parties (grave-allegro fugué-andante-presto) celle-ci prendra dans la musique vocale (au théâtre et à l'église) la place et le nom de la Sinfonia. Sous l'impulsion de Scarlatti, cette sorte de Sinfonia devient la spécialité de l'école napolitaine. Celle-ci abandonne le premier mouvement lent de la Sonata da Chiesa et garde la succession vif-lent-vif dont héritera la Symphonie pré-classique. Scarlatti a composé aussi en 1715 12 Sinfonie di concerto grosso, dans un style concertant. C'est l'époque où Albinoni écrivait ses "6 Sinfonie a quattro" où l'on trouve déjà un menuet avec trio intercalé entre le mouvement lent et le Finale. En France, cependant, Lully inaugurait une nouvelle forme d'ouverture dont le succès s'étendit à toute l'Europe: "l'ouverture française" comprenant un premier mouvement lent et majestueux, suivi d'un Allegro généralement fugué, puis d'une reprise du mouvement lent. Les plus célèbres exemples en sont: les quatre Suites pour Orchestre de Bach, dont le titre original est "ouvertüren" (indiquant la prédominance de l'ouverture initiale). Par leur forme et leur caractère, ces grands tryptiques symphoniques préfigurent l'Allegro de la Symphonie Classique.

C'est en Allemagne(Mannheim) que naît la "Symphonie Classique". L'orchestre de la Cour était fameux sous l'électorat de Karl Theodor (1724-99) et sous la direction d'excellents musiciens dont Stamitz (venu de Bohême). Les Symphonies de Sammartini étaient alors célèbres dans toute l'Allemagne et Jommelli (Napolitain) établi à Stuttgart a influencé Stamitz en montrant notamment toutes les possibilités de l'expression instrumentale (crescendo - decrescendo). L' "école de Mannheim" fixa la forme de la Symphonie en apportant d'importantes modifications aux modèles italiens: 

-adoption définitive du Menuet suivant l'exemple de Sammartini, les 4 mouvements se succèdent dans l'ordre invariable: allegro-andante-menuet-presto. Tous les mouvements sont dans la même tonalité. A exception du mouvement lent, généralement au ton Relatif. Parfois une instroduction lente précède le premier allegro, héritage de la Sonata da chiesa ou de la première partie de l'Ouverture Française.

-instrumentation étoffée ((Stamitz introduit les clarinettes dans l'orchestre, à peu près en même temps que Rameau) et rigoureusement déterminée: aucune initiative dans le choix des instruments n'est laissée à l'interprète qui se conformera aux indications instrumentales d'une partition d'orchestre entièrement réalisée et disposée avec méthode. Les instruments à vent se voient attribuer des parties indépendantes. L'orchestre se compose de 2 flûtes, 2 hautbois, 2 clarinettes, 2 bassons, 2 ou 4 cors, 2 trompettes, une paire de timbales et les cordes. A la même époque C.P.E Bach adapte la Forme-Sonate à l'Allegro de la Symphonie

C'est à ce modèle presque parfait que Haydn et Mozart se conformeront dans leurs nombreuses symphonies. Dès 1765, Haydn adopte la coupe classique en 4 mouvements. Mozart, enfant, s'était d'abord donné pour modèle les symphonies italiennes en 3 mouvements de Jean-Chrétien Bach, entendues à Londres, et les symphonies de Sammartini jouées fréquemment à Salzbourg dans ce temps-là; ses symphonies de 1772 (époque de la maturité: Mozart a 16 ans) sont les plus beaux exemples de cette 1ère manière. Mais l'influence Allemande et l'admiration éprouvée par Mozart pour Haydn, qui fut réciproque (il entend ses symphonies à Vienne en 1773) lui firent adopter à son tour le menuet traditionnel. En partant de ce modèle, porté à la perfection par Mozart dans ses 3 dernières symphonies, Beethoven composa ses propres chefs d'oeuvre. La succession de ses 9 symphonies (composées entre 1800 et 1824) forme la transition entre la symphonie classique et la symphonie romantique ou moderne. Ses apports essentiels sont l'enrichissement de l'instrumentation, l'agrandissement du développement, l'évolution du Menuet en Scherzo, et la construction fréquente du Finale sur la Forme-Sonate.

Depuis Beethoven, la Symphonie est promue à une sorte de dignité qui inspire le respect aux plus grands maîtres; la composition d'une symphonie est souvent le couronnement d'une carrière. Quant à la forme elle est restée à peu près la même. Les intentions descriptives, l'évolution de la couleur harmonique et instrumentale, l'intervention de choeurs ou de solistes et même l'utilisation des thèmes cycliques ne sont pas fondamentalement des modifications. Ce sont, plus ou moins, les 9 symphonies de Beethoven qui ont servi de modèle à Schubert,  Berlioz,  Mendelssohn,  Schumann,  Liszt,  Bruckner,  Tchaïkovski,  Brahms, et même à celles de Bizet, Saint-Saëns, Dvorak, Franck, Mahler, Sibelius, Roussel, Prokofiev, Honegger, Jolivet, etc...

Karajan et la 5ème symphonie de Ludwig van Beethoven (1er mouvement) en 1966

Claudio Abbado dirige la 5ème symphonie de Gustav Malher (extraits)

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26-04-07

un batteur à ne pas rater <<:-))))


Courtemanche - Le Batteur

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lexique musical: S comme Suite

SUITE: Succession de pièces instrumentales de même tonalité, mais de caractère et de rythmes différents. Les principaux éléments de la Suite étant généralement d'ordre chorégraphique, ces petits concerts devraient s'appeler: "Suites de danses instrumentales".  Dès le Moyen Age, on groupe certaines danses par deux (une lente, une vive). D'autres, comme "l'Estampie" sont composées  de 5 à 6 puncta (points, sections) assez variés. Plus tard, au XVIe siècle, on couple la Pavane et la Gaillarde. De façon générale, presque toutes les oeuvres en plusieurs mouvements des XVIe et XVIIe siècles sont des Suites, mais parfois appelées "sonate" ("sonata da camera"), ou "symphonie". Elles commencent souvent par une introduction très libre, issue du Prélude improvisé par lequel les luthistes vérifiaient l'accord de leur instrument, et se déliaient les doigts avant le concert. Les clavecinistes conservèrent l'usage du Prélude  et les maîtres français du XVIIe siècle les écrivaient souvent sans barres de mesure, ce qui leur confèrait un caractère improvisé et une grande liberté rythmique. Lorsque aucun Prélude n'était écrit, il était d'usage de commencer la Suite par une courte improvisation, procédant généralement par gammes et arpèges répartis entre les deux mains.

En plus du couple traditionnel Pavane-Gaillarde ou Paldovena-Saltarello, on trouve dans la musique instrumentale des XVe et XVIe siècles des Suites de Danses participant d'un souci d'organisation évident. Par exemple: Pavane - Saltarello - Piva (une danse modérée de rythme ternaire) - Saltarello - Basse Danse (comprenant: Air, Branle, Reprise, etc). Dans la première moitié du XVIIe siècle, la Pavane est souvent suivie d'une Gaillarde, d'une Allemande, puis d'une Courante à l'Italienne. Frescobaldi fait suivre une pièce initiale assez développée (Baletto, Canzone) d'une Courante et d'une Passacaille. Jusqu'au milieu du siècle, la Suite instrumentale a encore une forme assez indécise et porte des noms variés: "Sonata da Camera", "Lesson" (Anglais),  "Partita" (Allemands et italiens), "Ordre" (français)... Une ou plusieurs danses peuvent être supprimées ou remplacées par d'autres selon le goût de l'interprète.

C'est dans la deuxième moitié du XVIIe siècle seulement que s'organise la Suite Classique, telle que l'a pressentie Lully dès 1660 et telle que Bach l'a portée à un haut degré de perfection dans ses "Suites Anglaises".

Plan de la Suite Classique

1) Intro facultative (prélude, intrada, sinfonia, canzone, ouverture, toccata, fantaisie, etc... généralement de forme assez libre, dans le style d'une improvisation, mais parfois très développée jusqu'à revêtir la forme de l'Ouverture à la rançaise: lent - allegro fugué - lent. 2) ALLEMANDE à 4/4  3) COURANTE (italienne ou française) à 3/2 ou 3/4  4) SARABANDE (souvent la pièce la plus importante de la suite)  5) Un ou plusieurs mouvements supplémentaires selon le goût du public. A cette place on peut trouver les MENUETS, GAVOTTES, BOURREES, PASSEPIEDS, RIGAUDONS: ces danses sont presque toujours doubles (2e menuet, 2e gavotte) et généralement écrits à 3 parties: Trio, alternant avec le 1er Menuet, 1ère Gavotte, etc...Mais aussi des danses moins courantes, des pièces de caractère léger comme Rondeau, Capriccio, Scherzo, Arie,...) Ces dernières, véritables petits tableaux musicaux portant des titres suggestifs, furent une des grandes spécialités du grand Couperin (mais aussi Rameau). "Les vieux galans", "la Lutine", etc.  6) la GIGUE à 6/8

Parmi les autres danses héritées des siècles précédents la PAVANE, la GAILLARDE, la FORLANE, la POLONAISE et la SICILIENNE sont exclues, à de rares exceptions près de la Suite Classique. La CHACONNE et la PASSACAILLE également: on ne les trouve que dans des Suites de forme très libre (Frescobaldi, Couperin, Haëndel) généralement pour conclure.

La Suite Classique rappelle la SONATE dont les 4 mouvements sont pressentis dans la succession: allemande-sarabande-menuet-gigue. Mais elle s'en distingue par 3 caractères principaux. a) elle est constituée d'une série de danses, conservant chacune un rythme particulier. b) chacune de ces danses est de forme simple, en 2 parties (la première se terminant à la dominante, la seconde revenant par la tonique), et construites sur un seul sujet qui ne module pas. c) Tous les morceaux sont dans la même tonalité.


Suite n°1 en Sol pour Violoncelle seul de   Bach BWV 1007 -Pablo Casals

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24-04-07

lexique musical: S

SARABANDE: Danse lente, à 3/2 ou 3/4, d'origine espagnole (son inventeur présumé serait le danseur Zarabanda) ou peut-être orientale. Elle était pratiquée en Espagne, au milieu du XVIe siècle, dans un style lascif qui rend vraisemblable son origine orientale. Dans son "Tratado contra los juegos publicos", le padre Mariana (1536-1623) écrit que la "zarabanda" est "si lascive dans ses paroles, si impudique dans ses mouvements, qu'elle suffit à mettre le feu, même aux personnes les plus honnêtes". Attaquée par Cervantès, défendue par Lope de Vega, elle est interdite à la fin du règne de Philippe II (sans cesser pourtant d'être pratiquée).

La Sarabande est introduite à la cour de France en 1588 où elle adopte une allure noble et compassée: plus tard Richelieu la dansera devant Anne d'Autriche! Dès le XVIe siècle, la musique instrumentale de la plupart des pays d'Europe exploite le succès de cette danse. Des Sarabandes rapides ou modérées, d'un caractère nouveau, se rencontrent au XVIIe siècle chez les Italiens, les Anglais et les Allemands (Praetorius). Mais c'est la Sarabande grave, souvent richement ornée, qui est définitivement adoptée au XVIIIe siècle dans la Suite classique, dont elle constitue l'un des éléments fondamentaux, futur mouvement lent de la Sonate. Sa place est immédiatement après la Courante. Son rythme caractéristique est souvent:

sarabande

SICILIENNE: Rythme de danse, à 6/8 ou 12/8, très modéré, utilisé fréquemment dans l'opéra et la musique instrumentale au XVIIIe siècle. On n'en connait pas les origines chorégraphiques (populaires et siciliennes vraisemblablement). Fréquemment adoptée par les compositeurs italiens (ou italianisants) comme mouvement lent des Concertos, la Sicilienne revêt un caractère de douceur un peu triste, auquel contribuent l'usage habituel du mode mineur et la faible accentuation du rythme caractéristique:

sicilienne


Torelli - Concerto Grosso Op.8 N°6 par les Solistes de Versailles (dir. Le Monnier) dès la fin de l'introduction, on entend le rythme caractéristique de sicilienne.

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lexique musical: R

RELATIF: Deux tons, l'un majeur, l'autre mineur, sont dits relatifs, lorsqu'ils comportent à la clef les mêmes altérations (la même armure: dièses ou bémols). Dans l'usage du ton mineur apparaîtra une altération accidentelle, qui sera toujours un dièse ou un bécarre (même dans les tons à bémols), élevant le 7e degré à la dignité de Sensible. Ainsi, dans le ton de sol mineur, relatif de si bémol majeur (2 bémols), le septième degré sera fa#. Les tons relatifs sont toujours entre eux à une distance de tierce mineure.

Do majeur - la mineur. Sol majeur - mi mineur. Ré majeur - si mineur. La majeur - Fa# mineur. Mi majeur - Do# mineur. Si majeur - Sol# mineur. Fa# majeur - re# mineur. Do# majeur - la# mineur

Do majeur - la mineur. Fa majeur - re mineur. Sib majeur - sol mineur. Mib majeur - do mineur. Lab majeur - fa mineur. reb majeur - sib mineur. solb majeur - mib mineur. dob majeur - fab mineur.

RICERCARE: L'un des nombreux noms donnés, aux XVIe et XVIIe siècles, à des compositions instrumentales dans un style d'imitation inspiré de la polyphonie vocale. Pour ne pas limiter leur répertoire aux transcriptions de Motets et de Madrigaux, les organistes et les luthistes improvisaient ou composaient pour leur instrument des pièces de ce style: un ou plusieurs thèmes y étaient traités en contrepoint serré, invitant l'auditeur à les "rechercher" ("ricercare")dans la trame de la polyphonie. On ne faisait à l'origine aucune distinction précise entre les ricercari, les "canzoni" et les "capricci" mais chez Frescobaldi et chez ses contemporains, le ricercare devient une forme particulièrement évoluée d'écriture polyphonique où le caractère noble et sérieux semble de rigueur. En donnant naissance à la fugue, le ricercare tombe rapidement en désuétude. Il apparaît encore dans l'oeuvre de bach, mais c'est l'utilisation exceptionnelle d'une forme déjà archaïque.

exemples de ricercare écoutés en classe: "L'Offrande Musicale" de Bach.

  Hieronimus Parabosco ("Da Pacem Domine", Ricercare XIV) 1532 Paz de Nuremberg.

RIGAUDON: Danse animée, à 2/4 ou 2/2, originaire de la Provence ou du Languedoc.  Rousseau émet une hypothèse selon laquelle un maître à danser du nom de Rigaud en serait l'inventeur. Dansé en France dès le temps de Louis XIII, le Rigaudon apparaît dans le Ballet et la Suite de clavecin à la fin du XVIIe siècle. Bien qu'il soit toujours en vogue au XVIIIe siècle, il n'est introduit que rarement dans la Suite traditionnelle. Il s'intercale alors de préférence entre la Sarabande et la Gigue et peut alterner avec un 2nd rigaudon.

RONDEAU: Composition musicale fondée sur l'alternance d'un refrain et de plusieurs couplets. Cette forme très simple issue du "Rondeau" chanté et dansé, qui, au XIIIe siècle servait à mener la ronde. Le principe en est vraisemblablement plus ancien et correspond à un état naturel de l'homme musicien: celui de la répétition.

Le Rondeau connapit une grande vogue dans la musique de clavecin des XVIIe et XVIIIe siècles, où son principe est adapté aux danses traditionnelles. Il est introduit dans la Suite instrumentale, puis dans l'Opéra-Ballet avant de donner sa forme aux ensembles d'opéras-comiques (où il se confond souvent avec la chanson populaire) et parfois au grand air d'Opéra (Air de Don Juan).

L'orthographe italienne se généralise lorsque le "Rondo" devient, au milieu du XVIIIe siècle, la forme traditionnelle du Finale de Sonate. Tantôt simple, tantôt combiné à la Forme-Sonate, le Rondo est généralement gai et fantaisiste. Parfois le caractère inattendu des couplets introduit une note humoristique.

exemples de Rondos écoutés en classe: Rondeau de la 2ème Suite  en si mineur pour orchestre de Bach

suite en Sol mineur BWV995 "Gavotte en Rondeau" (guitare) de Bach.

Concerto °1 pour piano de Brahms (Rondo: Allegro non troppo)

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23-04-07

l'article sur le projet "Petrouchka" de Stravinsky est prêt

(articles et photos)   et    (vidéos)   T'as juste à cliquer et hop, tu te téléportes sur l'article. C'est magique....

ci-dessous, l'affiche de la création (1911) une représentation de la marionnette et du mage, Stravinsky et Nijinsky (en costume).

montage_personnages_petrouchka_ballets_russespetrouchka_marionnette  petrouchka_nijinsky___stravinsky

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21-04-07

lol! si vous me voyez faire ça, soyez sympa, abattez-moi!

(kid's cold orchestra) ...get a life!

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20-04-07

lexique musical: P (polonaise, polyphonie, polyrythmie, polytonalité)

POLONAISE:  Danse nationale Polonaise, dont le nom français (adopté même en Pologne) date du début du XVIIe siècle. Sous ses diverses formes, la mesure est à 3/4 et le mouvement modéré. Certains historiens lui attribuent une origine populaire, d'autres une origine aristocratique et purement instrumentale (élection au trône de Pologne d'Henri le Valois en 1574). Introduite d'abord en Allemagne (où Telemann se charge de la propager) puis dans le reste de l'Europe, elle connut une vogue extraordinaire aux XVIIIe et XIXe siècles. Elle fut adoptée par Bach dans la Suite, Mozart dans la Sonate, Beethoven dans le Concerto, Tchaïkovsly dans l'opéra. Enfin, dans les chefs d'oeuvres pianistiques  de Weber, Chopin et Liszt elle prend une allure héroïque et un rythme d'accompagnement  caractéristique.


Rubinstein plays Chopin Heroic Polonaise (merveilleux rubinstein, l'un de mes pianistes préférés)

POLYPHONIE: La polyphonie est l'émission simultanée de plusieurs sons de hauteurs différentes. Mais dans le vocabulaire courant, ce terme ne s'applique qu'à la superposition de plusieurs lignes mélodiques (ou "voix") traitées selon les règles du Contrepoint, et plus particulièrement à la musique vocale du XIIe au XVIe siècle.Le principe inverse est celui de la Monodie qui ne fait intervenir qu'une seule voix, ou plusieurs voix à l'unisson (tous chantent la même note au même moment).

Sous une forme inconsciente et rudimantaire, telle qu'elle se manifeste actuellement chez les peuples primitifs, la polyphonie fut sans doute pratiquée dès les premiers âges de l'humanité. Tandis que les voix aiguës et les voix graves se maintiennent à l'octave les unes des autres, les voix moyennes se placent parfois d'instinct à la quarte ou à la quinte dans leur bonne tessiture (avec le sentiment d'être à l'unisson) et les instruments à sons fixes s'efforcent d'exploiter harmonieusement les variantes imposées par leur conformation particulière.

De façon semi-consciente, il est probable que la polyphonie ait été pratiquée depuis l'Antiquité. Les flûtes doubles permettaient l'émission de plusieurs sons simultanés. l'aulos double des Grecs, qui en fut la survivance, se prêtait à un accompagnement rudimentaire pratiqué aussi à la lyre et consistant probablement dans la tenue du son "central" d'un Mode. Sous l'ancien empire Egyptien, le développement de la musique justifiait l'emploi d'un inspecteur de la Musique royale. Des tombeaux de la même époque représentent des orchestres composés de flûtes et de harpes. Les orchestres importants décrits dans la Bible comportaient une grande variété d'instruments dont chacun jouait une partie différente. Au premier siècle avant notre ère, Cicéron fait allusion dans "le songe de Scipion", à "l'harmonie des sphères", dont les tons aigus mêlés aux tons graves produisent régulièrement des accords variés.

Les XVe et XVIe siècles sont, pour toute l'Europe (particulièrement l'Angleterre, les pays flamands, la france et l'italie) un prodigieux Age d'Or de la polyphonie vocale. Tous les procédés d'Imitation dont le germe existait déjà chez Machaut, sont portés à leur degré de perfection (augmentation, diminution, mouvement contraire, etc). La Tonalité se substitue de plus en plus au système des modes ecclésiastiques. Enfin le genre nouveau de la messe polyphonique, inauguré par Machaut, atteint immédiatement son apogée avec Dufay et Josquin des Prés surtout: elle est construite sur un "ténor" ("teneure"), parfois liturgique, mais souvent profane, qui assure l'unité de l'oeuvre et lui donne son nom. Cette teneure était normalement jouée par des instruments. Parallèlement à la Messe et aux Motet, deux genres polyphoniques nouveaux s'épanouissent dans cette époque bénie: la "chanson française" (genre savant sans rapport avec la chanson populaire) cultivée par Janequin, Le Jeune et Lassus, et le Madrigal des italiens et des Anglais. La réaction imposée par la Réforme puis par le Concile de Trente, d'une part, et d'autre part, la glorification du Soliste au XVIIe siècle dans l'opéra et la musique instrumentale, mettent fin à cette féconde complexité qui est pour nous synonyme de polyphonie. La polyphonie a engendré le grand art instrumental, en permettant à la musique de se libérer de la souveraineté de la poésie et de la danse et de donner la mesure de sa dignité.

POLYRYTHMIE: Superposition de plusieurs formules rythmiques différentes, parfois dans des Mesures différentes. Il s'ensuit une impression de naturel, les coïncidences paraissant fortuites, comme lorsque plusieurs clochers de dimensions différentes sonnent ensemble dans le même clocher. La forme la plus élémentaire de polyrythmie est le "trois pour deux" fréquent dans la musique de piano des XVIIIe et XIXe siècles.

reconstitution de la première du "Sacre du Printemps" de Stravinsky en 1911 (l'adoration de la terre-introduction) où l'on trouve un exemple de polyrythmie.

POLYTONALITE: Emploi simultané de mélodies ou d'harmonies appartenant à des tonalités différentes. On peut trouver une amorce de bitonalité dans le Canon strict à la quarte ou à la quinte et, exceptionnellement dans la Fugue lorsque la réponse est la transposition exacte du sujet sans "mutations". Mais ici la rencontre fortuite de deux tonalités est un phénomène secondaire, tandis que dans la vraie polytonalité elle est provoquée à des fins décoratives ou dramatiques. Ce procédé, dont Milhaud est l'un des représentants, a été pratiqué systématiquement par de nombreux compositeurs, entre 1910 et 1935; il tournait même à la manie, immédiatement après la 1ère guerre mondiale, dans les oeuvres du "groupe des six". Déjà Saint-Saëns, scandalisé, reprochait à Pierné de jouer au Châtelet les oeuvres polytonales des jeunes du moment. Bien utilisée, la polytonalité peut produire un heureux effet d'ironie ou, au contraire, accentuer le caractère dramatique d'une oeuvre en donnant une impression de déchirement. Dans une écriture complexe, elle permet de souligner la multiplicité de l'intérêt musical. Par analogie, on appelle polymodalité l'emploi simultané de plusieurs Modes différents.

le 1er mouvement du "concerto en sol" de M. Ravel (Michelangeli au piano) fait entendre dès les premières notes deux tonalités différentes.

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