RELATIF: Deux tons, l'un majeur, l'autre mineur, sont dits relatifs, lorsqu'ils comportent à la clef les mêmes altérations (la même armure: dièses ou bémols). Dans l'usage du ton mineur apparaîtra une altération accidentelle, qui sera toujours un dièse ou un bécarre (même dans les tons à bémols), élevant le 7e degré à la dignité de Sensible. Ainsi, dans le ton de sol mineur, relatif de si bémol majeur (2 bémols), le septième degré sera fa#. Les tons relatifs sont toujours entre eux à une distance de tierce mineure.

Do majeur - la mineur. Sol majeur - mi mineur. Ré majeur - si mineur. La majeur - Fa# mineur. Mi majeur - Do# mineur. Si majeur - Sol# mineur. Fa# majeur - re# mineur. Do# majeur - la# mineur

Do majeur - la mineur. Fa majeur - re mineur. Sib majeur - sol mineur. Mib majeur - do mineur. Lab majeur - fa mineur. reb majeur - sib mineur. solb majeur - mib mineur. dob majeur - fab mineur.

RICERCARE: L'un des nombreux noms donnés, aux XVIe et XVIIe siècles, à des compositions instrumentales dans un style d'imitation inspiré de la polyphonie vocale. Pour ne pas limiter leur répertoire aux transcriptions de Motets et de Madrigaux, les organistes et les luthistes improvisaient ou composaient pour leur instrument des pièces de ce style: un ou plusieurs thèmes y étaient traités en contrepoint serré, invitant l'auditeur à les "rechercher" ("ricercare")dans la trame de la polyphonie. On ne faisait à l'origine aucune distinction précise entre les ricercari, les "canzoni" et les "capricci" mais chez Frescobaldi et chez ses contemporains, le ricercare devient une forme particulièrement évoluée d'écriture polyphonique où le caractère noble et sérieux semble de rigueur. En donnant naissance à la fugue, le ricercare tombe rapidement en désuétude. Il apparaît encore dans l'oeuvre de bach, mais c'est l'utilisation exceptionnelle d'une forme déjà archaïque.

exemples de ricercare écoutés en classe: "L'Offrande Musicale" de Bach.

  Hieronimus Parabosco ("Da Pacem Domine", Ricercare XIV) 1532 Paz de Nuremberg.

RIGAUDON: Danse animée, à 2/4 ou 2/2, originaire de la Provence ou du Languedoc.  Rousseau émet une hypothèse selon laquelle un maître à danser du nom de Rigaud en serait l'inventeur. Dansé en France dès le temps de Louis XIII, le Rigaudon apparaît dans le Ballet et la Suite de clavecin à la fin du XVIIe siècle. Bien qu'il soit toujours en vogue au XVIIIe siècle, il n'est introduit que rarement dans la Suite traditionnelle. Il s'intercale alors de préférence entre la Sarabande et la Gigue et peut alterner avec un 2nd rigaudon.

RONDEAU: Composition musicale fondée sur l'alternance d'un refrain et de plusieurs couplets. Cette forme très simple issue du "Rondeau" chanté et dansé, qui, au XIIIe siècle servait à mener la ronde. Le principe en est vraisemblablement plus ancien et correspond à un état naturel de l'homme musicien: celui de la répétition.

Le Rondeau connapit une grande vogue dans la musique de clavecin des XVIIe et XVIIIe siècles, où son principe est adapté aux danses traditionnelles. Il est introduit dans la Suite instrumentale, puis dans l'Opéra-Ballet avant de donner sa forme aux ensembles d'opéras-comiques (où il se confond souvent avec la chanson populaire) et parfois au grand air d'Opéra (Air de Don Juan).

L'orthographe italienne se généralise lorsque le "Rondo" devient, au milieu du XVIIIe siècle, la forme traditionnelle du Finale de Sonate. Tantôt simple, tantôt combiné à la Forme-Sonate, le Rondo est généralement gai et fantaisiste. Parfois le caractère inattendu des couplets introduit une note humoristique.

exemples de Rondos écoutés en classe: Rondeau de la 2ème Suite  en si mineur pour orchestre de Bach

suite en Sol mineur BWV995 "Gavotte en Rondeau" (guitare) de Bach.

Concerto °1 pour piano de Brahms (Rondo: Allegro non troppo)